mercredi 29 septembre 2010

Couches lavables ou jetables ?

Pour nous ce sera couches lavables, Madame. Merci.
Depuis le retour de la maternité Gaïa est en couches lavables. Pourquoi ? Parce que c'est moins cher, moins de déchets et à l'usage nous découvrons qu'il y a moins de fuites (à condition que les bodys ne soient pas trop petits), moins d'irritations.
Les fuites en couches jetables ont été largement plus fréquentes qu'avec les autres. Et pourtant , Zouzou n'est en jetable que lors des WE ballades, des vacances. Ce qui est donc assez peu.
Lors de notre départ de Nouméa, j'ai décidé de les mettre en caisse et de ne pas m'occuper de çà pendant le début de notre vie en Australie. La raison principale est que nous ne savions pas si nous aurions un lave linge et un sèche linge dans notre "short term accommodation" et je n'avais aucune envie de me balader aux laveries automatiques tout le temps. Mal m'en a pris, car finalement nous avions de la place dans un des cartons que nous avons fait acheminer par avion et nous avons tout le matériel nécessaire dans notre appart. Et franchement , elles me manquent. Ce sont des couches cotons popolini à mettre avec une surcouche imperméable. Achetées en Bretagne pour une prix somme toute modique, elles sont d'une efficacité sans pareil. Nous attendons avec impatience, que le premier lot arrive de Nouméa et que le 2ème, acheté parce que ma Zouzou grandit, arrive de Bretagne.

Quant au lait pour le change, je suis aussi en manque. Depuis la naissance de Gaïa, je ne fonctionne qu'avec du liniment oléocalcaire ou presque. J'ai trouvé çà génial. Or ici, ils ne connaissent pas. J'ai voulu trouver de l'eau de chaux pour en faire moi même mais apparemment, çà non plus ils ne connaissent pas.
Je n'aime pas trop les laits pleins de parfums tous plus entêtants les uns que les autres et aimerait vraiment trouver quelque chose de plus doux. Si il y a des connaisseurs. n'hésitez pas à m'en faire part.

Petit souvenir d'Ouvéa

video
Petit souvenir retrouvé au détour d'une carte SD cachée dans mon portefeuille.

Premier film mis sur le blog.

Le tour de la baie de Port Phillip : 250 km

Profitant d'un jour de repos du mari et d'un temps magnifique, nous avons pris nos jambes à nos cous pour sortir de Melbourne. Un petit tour à la mer s'imposait. Nous étions en manque d'iode. Nous voilà donc partis pour Queenscliff sur la péninsule de Bellarine. A priori, c'est une jolie ville, pleine de charme... Mais nous nous y arrêterons pas.... Simplement un de ces jours nous y retournerons. Pourquoi, me direz- vous ? Vous êtes en repos, l'homme ne doit pas travailler cette nuit...
Eh bien, en fait, il s'avère que nous souhaitons faire le tour de la baie, que nous ne sommes pas partis particulièrement tôt ( on se découvre des âmes de flemmards), et que, miracle, le bateau qui permet de relier la péninsule de Bellarine à celle de Mornington part.... tout de suite....
A peine le temps de poser nos 4 roues sur le ferry que déjà nous partons. Le paysage est j'avoue magnifique, le vent cinglant et le ciel limpide (de notre côté). Nous profitons de la ballade en bateau pour nourrir le fauve et nous arrivons enfin à Sorrento.
C'est la première colonie de peuplement européen du Victoria en 1803. Elle est donc chargée d'histoire et nous sommes tombés par hasard sur le parc expliquant cette arrivée. Nous ne retiendrons pas grand chose de notre promenade dans la ville même car nous étions uniquement guidés par notre estomac et nous devions passer entre les gouttes. A ce moment-là, nous nous sommes bien demandés pourquoi nous n'étions pas restés sur Queenscliff qui  nous faisaient des clin d'oeil ensoleillés. D'ailleurs, notre estomac ne nous a pas très bien conseillés.. La pizza d'Evry me manque cruellement.
La prochaine fois nous irons ailleurs, nous savons déjà où.
Je crois qu'il va nous falloir un peu de patience et d'expérience pour découvrir les petits trésors gourmands de l'Australie et peut-être aussi ne pas oublier notre Lonely Planet.

Bref, le seul point extrêmement positif de ce resto fut : le feu de bois contre lequel nous nous sommes collés pendant le repas.

Par la suite, nous avons profité d'une accalmie pour visiter le premier site colonisé par les européen, la vue était magnifique et les explications intéressantes. Pour l'arrivée de ces premiers bagnards, il n'y eut que 3 morts sur le bateau, ce qui parait peu au regard des conditions de vie des ces hommes sur ces bateaux.
Je pense que ce ne fut une période facile pour personne encore moins pour les bagnards, mais certains surent tirer leurs épingles du jeu et après leur libération, eurent une vie qu'ils n'auraient pu espérer en Angleterre. attention, çà n'enlève en rien la rudesse de la vie et la misère de certains. simplement certains ont eu plus de chance.

Nous continuerons  notre ballade en direction de Melbourne avec un arrêt sur une jolie plage entourée de maisons....extra belles et grandes (à priori hors de portée de nos bourses). Et là surprise... Pour la première fois Gaïa était sur la plage, non pas tout nue , mais très couverte ( bonnet, écharpe, blouson...). Un brin perturbant.




Nous n'avons vraiment pas l'habitude et nous prenons vraiment la dimension du changement que nous avons opéré.

vendredi 17 septembre 2010

Geelong

Quand on va acheter une voiture à une heure de Melbourne, il serait dommage de ne pas s'y promener. Nous n'avons pas fait de longues ballades, la faute au concessionnaire ( 2 h dans ce magasin). et la faute au vent : il faisait un froid de canard.
Parenthèse : mon cerveau a beau dire qu'il aime le froid et que l'hiver lui a manqué en Calédonie, mon corps n'en a rien à faire. Lui, il s'est très bien adapté à priori à Nouméa car ici il se caille. Pas de souci, il s'adaptera aussi et c'est mon cerveau qui va gagner.
Donc nous avons seulement fait un petit tour sur la jetée. J'ai un moment espéré pouvoir me ballader sur le "Pier", avancée sur la mer avec une maison et pleins de jeux type casino. Souvenirs pour moi, j'adorais çà quand je venais en Angleterre.
Malheureusement pour moi, il ne s'ouvrira que dans quelques semaines.

Par contre nous avons rencontré quelques quilles particulièrement grandes.
Bien gelés, nous en avons donc profité pour nous réchauffer autour d'un bon bib pour certains et repas pour d'autres

On se pose tout doucement

Le printemps n'est toujours pas là et la fraîcheur continue (pauvre Ben qui redécouvre le travail de nuit et dans le froid). Nous atterrissons tout doucement, je commence à me repérer dans les magasins. Nous avons déjà visiter ikéa (faut pas perdre la main) et j'ai appris que je ne pouvais pas acheter des habits et des bananes dans le même supermarché. Vous êtes contents de le savoir, n'est ce pas ?
Gaïa a souvent l'air d'un pirate avec son bonnet qui lui tombe sur un oeil , voir parfois sur 2. Elle aime bien les petits pots du supermarché et sa mère les déteste. Elle a acquis le 4 pattes et du coup plus rien ne l'arrête.

Question organisation de notre arrivée, nous venons d'acheter un Grand scénic. On n'est pas chauvin, du tout, du tout ! et on devrait signé pour une maison lundi. Je dis devrais car on ne sait jamais. 3 chambres, une salle de bain avec baignoire pour la fille et la maman (enfin je vais pouvoir m'y prélasser) et une douche pour le papa. Il y a de grandes chambres avec de grands placards, avec tout ce qu'on a , ce n'est pas négligeable. Nous aurons une cuisina américaine donnant sur une grande pièce à vivre et enfin un peu de terrain derrière.

Pour ce qui est de l'accueil, Aline nous avais prévenu : les gens sont sympas. Effectivement, un agent immobilier me donne des adresses pour faire garder Gaïa, la banquière fait de même, les gens m'aident avec cette fichue poussette. La miss a même gagner une tirelire en forme de ballon de foot australien ( en gros ballon ovale, ressemblant de loin parait il au ballon de rugby).
Je fais ma blonde et on ne me fait pas payer l'annulation de chèque de banque. Bref, on se sent pas trop mal pour nos premières semaines.

Nous sommes censés aménager début octobre et nos caisses devraient arriver à la même période. Cool. Tout s'enchaîne.

 Je me souviens avoir lu sur certains blogs qu'il était difficile de trouver certains ustensiles pour faire la cuisine. D'ailleurs pour mon "faux départ pour Perth", une amie m'avait offert ce que je ne pensais pas trouver ici : un rouleau à patisserie. En fait, ce ne sont que des rumeurs, on trouve de tout et quand je dis de tout. C'est qu'on trouve même les grattons (çà y a presque que les bourbonnais qui peuvent comprendre). Je vais pouvoir faire de la pompe au grattons. Le bonheur. J'ai trouvé de la bonne crème fraîche , donc ce WE c'est pâté aux patates. Et en ce qui concerne les noix quelles qu'elles soient, ici c'est le paradis : a moi tous les cookies au noix de pékan, macadamia, amandes et autres.


Si vous n'avez pas compris, pour une amoureuse de la cuisine comme moi, l'Australie c'est parfait. Qu'on ne vienne plus me dire qu'ils ne savent pas manger. il y a tellement de choses.
Bon , on est d'accord c'est aussi le paradis des take away ou fast food en tout genre. Et pas cher en plus. Donc certainement beaucoup de gens préfèrent y manger plutôt que cuisiner. En tout cas, je ne pense pas qu'un jour nous en ferons partie.

En attendant, voici le futur métier de la Zouzou : elle s'entraîne à faire pousser sa barbe pour remplacer le Père Noël

lundi 13 septembre 2010

Devinette

La grande question ? Comment faire rester Ben dans un seul et même magasin ? Chez un concessionnaire pour acheter notre futur moyen de transport...
Et la grande devinette est qu'avons nous trouvé et acheté : quelques indices : elle est grise, a 4 roues, 5 à 7 sièges (vous avez vu, on pense aux amis ! )... Elle nous coûte pas moins de 30 000$ (= 29 000 euros), on n'a jamais acheté aussi neuf et aussi cher, çà fait bizarre.  Cà vous aide ? Pas vraiment, n'est pas ?
En même temps si on la met en 7 sièges nos invités n'ont le droit qu'à un sac à main car il n'y a plus de place pour les bagages...
Je vous donne un autre indice ? Le plus important : c'est ma voiture préférée...

Allez à vos réponses

vendredi 10 septembre 2010

Petites pensées à tous ceux que nous avons quitté.

Nos derniers jours n'ont pas été intenses uniquement en activités mais aussi en émotions. Dès notre retour nous avons fêté les 3 ans d'un petit bonhomme qui n'est plus aussi petit que çà, puis nous avons fait la connaissance d'un couple ma foi bien sympathique (merci Danny), on les attend maintenant en Australie, nous avons profité de 4 top baby-sitters pour nous faire 2 soirées en amoureux ( c'est pas demain la veille qu'on le refera , en tout cas avec autant de confiance !), des soirées apéro, times up, 6 qui prend, poker pour Ben et papotages pour moi (yes, çà va me manquer, vive skype), un WE à la Foa où Gaïa a beaucoup joué avec Paul et un super pic nic de départ au Kuendu beach et aussi une soirée sur un bateau de mounèze avec les 3 mounèzes Calédoniens (Ben, Francky et Olivier).
Bref, nous attendions avec impatience cette expatriation mais comme tout départ, elle ne s'est pas faite sans quelques larmes et regrets.

Voici quelques images récapitulant bien notre dernier mois :

Au revoir Nouméa, bonjour Melbourne...


Ce mois d'Août a été riche, en événements. Tout d'abord j'ai repris le travail (mais depuis j'ai arrêté), çà a été une période très enrichissante et très agréable. Oui oui le travail peut être sympa. Merci à l'équipe et surtout à 2 supers collègues vraiment accueillantes. Le mois dernier, donc, est passé à la vitesse de l'éclair déjà à cause du boulot, des premiers jours de Gaïa en crèche (et des ses rhumes à n'en plus finir), mais surtout parce qu'il nous a fallu vendre tous nos meubles et faire nos valises...
Nous en rêvions depuis... pas mal de tant.... et finalement notre rêve a abouti, nous voici donc partis pour la grande aventure : nous quittons notre magnifique Caillou pour une autre île à priori aussi belle, encore plus sauvage par endroit mais surtout immensément grande : l'Australie. 
D'une population de 245 000 habitants nous passons à 21 millions. et de 160 000 pour le Grand Nouméa, nous passons à environ 4 millions. De quoi faire peur !
De la langue de Molière (que nous maîtrisons parfaitement, n'est il pas !) nous passons à celle de Shakespeare ( déjà plus difficile à maîtriser pour nous) et surtout du volant à gauche de la voiture,nous nous retrouvons avec le volant à droite. De quoi y perdre son latin (Ben s'est déjà retrouvé côté passager, on attend de voir dans combien de temps je le ferai. Les paris sont lancés)
Autre changement et pas des moindres, nous avons troqué le climat tropical contre un climat tempéré océanique, autant dire que depuis notre arrivée, on se caille. Mais çà ne nous dérange pas en fait . On profite pour ressortir les blousons et déplorer le manque de nos habits d'hiver restés en Bretagne.
Gaïa découvre le bout du nez froid, les bonnets, les polaires, et le temps très windy....